Effets de l’obésité sur la santé reproductive féminine
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Le surpoids affecte négativement la fertilité des femmes en perturbant l’ovulation et la régularité du cycle menstruel. La raison est que les femmes en surpoids présentent divers risques en raison de déséquilibres hormonaux, ce qui réduit leurs chances de concevoir naturellement. Dans cet article, ces données scientifiques seront expliquées en détail dans un langage accessible au grand public et à la lumière des données actuelles.
Effets de l’obésité sur les hormones et l’ovulation
Un excès de tissu adipeux dans l’organisme modifie la production hormonale. L’enzyme aromatase présente dans le tissu adipeux convertit les androgènes en œstrogènes, augmentant ainsi les niveaux d’œstrogènes dans le sang. Des niveaux élevés d’œstrogènes suppriment l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien (HPO) ; autrement dit, les hormones GnRH et LH/FSH qui régulent l’ovulation au niveau du cerveau sont réduites.
D’autre part, l’obésité entraîne une production excessive d’insuline par le pancréas. Des niveaux élevés d’insuline augmentent la production d’androgènes (hormones masculines) dans les ovaires. L’augmentation des androgènes inhibe le développement folliculaire. Ainsi, chez les femmes obèses, la résistance à l’insuline et l’accumulation de graisse, combinées à une augmentation des androgènes et des œstrogènes, entraînent une anovulation (absence d’ovulation) et des troubles menstruels.
Une étude a montré que des irrégularités menstruelles étaient observées chez 30 % des femmes en surpoids et chez 47 % des femmes obèses, et qu’une perte de poids d’environ 5 à 10 % pouvait suffire à rétablir l’ovulation.
Obésité et syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
Le SOPK est un trouble fréquent caractérisé par des cycles menstruels irréguliers et un hyperandrogénisme. L’obésité est également un facteur important qui augmente le risque de SOPK. Les recherches montrent que la plupart des femmes atteintes de SOPK souffrent de résistance à l’insuline et de surpoids. Par rapport aux femmes de poids normal, les femmes en surpoids répondent moins bien au traitement du SOPK. Une diminution de l’ovulation est plus fréquente. L’obésité peut à la fois favoriser l’apparition du SOPK et aggraver les problèmes reproductifs existants.
Obésité et fertilité
Les données scientifiques montrent que les femmes obèses ont une probabilité plus faible de concevoir naturellement. Dans une étude prospective, une diminution de 4 % des taux de grossesse a été observée pour chaque augmentation d’une unité de l’IMC (par exemple, de 30 à 31). De même, le surpoids réduit les taux de réussite des traitements tels que la FIV/ICSI. En d’autres termes, l’obésité réduit les chances de grossesse, tant naturellement qu’à l’aide des techniques de procréation médicalement assistée (PMA). Le rapport de l’ASRM souligne également que « l’obésité altère l’ovulation, la fonction menstruelle, la fertilité naturelle et le succès des traitements de l’infertilité ».
Impact sur les techniques de reproduction assistée
Un IMC élevé constitue également un obstacle dans les procédures telles que la fécondation in vitro. Les femmes obèses présentent une réponse réduite aux médicaments stimulant l’ovulation. Ces patientes ont également un risque accru de fausse couche. Il a été constaté que les femmes obèses atteintes de SOPK nécessitent des doses plus élevées d’hormones (gonadotrophines) et présentent des taux de naissances vivantes plus faibles que les femmes de poids normal. Atteindre un poids cible avant une FIV ou perdre du poids grâce à des interventions bariatriques est donc essentiel.
Complications de la grossesse et risques périnataux
L’obésité est une maladie dangereuse pour la santé même en dehors de la grossesse. Pendant la grossesse, elle augmente les risques graves pour la mère et le bébé. Le diabète gestationnel et la prééclampsie sont plus fréquents chez les femmes enceintes en surpoids. Cela augmente le risque d’accouchement prématuré, de césarienne, de macrosomie (bébé de grande taille) et de mortalité néonatale.
Par exemple, une étude a montré qu’environ 18 % des femmes enceintes ayant un IMC d’environ 36 (obésité sévère) ont développé une prééclampsie et 15 % un diabète gestationnel. Selon le NICHD, l’obésité pendant la grossesse augmente le risque de diabète et d’hypertension, ainsi que les risques de malformations de la colonne vertébrale et du cœur, de macrosomie et de mort fœtale.
Conclusion et recommandations
En résumé, l’obésité affecte la santé reproductive des femmes de multiples façons. Les modifications du système hormonal perturbent l’ovulation, entraînent des troubles menstruels et réduisent la fertilité. Le contrôle du poids avant la grossesse, les changements de mode de vie et, si nécessaire, un soutien médical ou interventionnel sont essentiels pour faciliter la conception et réduire les risques pendant la grossesse. Les preuves scientifiques montrent que la perte de poids peut améliorer la fonction ovulatoire et augmenter les chances de grossesse.
Sources
The Impact of Maternal Obesity on Maternal and Fetal Health - PMC
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2621047/
Who is at increased risk of health problems during pregnancy? | NICHD
https://www.nichd.nih.gov/health/topics/preconceptioncare/conditioninfo/risk
Obesity and reproduction: a committee opinion (2021) | ASRM
https://www.asrm.org/practice-guidance/practice-committee-documents/obesity-and-reproduction-a-committee-opinion-2021/
Risk of Adverse Pregnancy Outcomes by Prepregnancy Body Mass Index
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4285688/